Structure d’un texte web

Si les textes 2.0 répondent à des objectifs différents, ils se structurent tous de la même manière. Ainsi, ils comprennent tous un « title », une « méta description » et un corps de texte. Le longueur d’un texte varie en fonction de l’objectif : netlinkink, optimisation, textes pour blog. Un rédacteur web doit être en mesure de se jouer de ces différents formats.

Qu’est-ce qu’un title ?

Il s’agit du titre de la page : l’accroche en gras qui apparait avant l’adresse et la description du site. Ce « title » ne doit pas dépasser un certain nombre de signes espaces compris. Et, le mot-clé visé doit être placé en tout début. Il doit être également différent de la « méta description ». En effet, il s’agit d’éviter que les textes répétés soient pris pour des spams, ce qui ne favoriserait pas un bon référencement. Mais comme dans tous les titres, la plume du rédacteur web doit être habile pour concilier guideline Google et attractivité éditoriale.

Qu’est-ce qu’une méta description ?

En plus du titre, la méta description permet d’aider les moteurs de recherche à indexer correctement les pages d’un site grâce à une description efficace de leur contenu. Le nombre de signes espaces compris peut évoluer selon les mises à jour des algorithmes de Google. Actuellement, il faut compter environ 150 signes espaces compris pour une bonne méta description différente du title.

Selon une étude de Médiative réalisée en 2014, citée par Isabelle Canivet, les internautes passent en moyenne 1,17 seconde par résultat. Dans ce contexte, on comprend l’importance du title et de la méta description pour convaincre l’internaute de cliquer sur sa page. 

Par ailleurs, si l’on omet de renseigner la balise « méta description », l’algorithme du moteur de recherche extraira le contenu qu’il jugera pertinent, qui ne sera pas forcément ce que l’on souhaite.

« Title » et « méta description » doivent donc être différents pour chacune des pages d’un site internet afin que leurs contenus ne soient pas considérés comme similaires par les robots, ce qui pénaliserait son référencement. Une tâche pas toujours simple pour un rédacteur web !

Qu’est-ce que le H1 ?

La balise H1 correspond au titre du texte. Il doit bien rendre compte du contenu de la page aux robots de Google. Il doit donc favoriser son positionnement dans les SERPs.

Le point commun entre le « H1 » et le « title » est qu’ils doivent tous deux comporter le mot-clé travaillé.

La différence est que la balise « title » doit avoir une approche tournée vers l’incitation au clic. Voilà pourquoi, le H1 doit absolument être différent du « title ». A ce stade, un dictionnaire des synonymes est le meilleur ami d’un rédacteur web.

Qu’est-ce que le chapô ?

Comme en presse, le chapô d’un texte web est un petit texte introductif qui, à l’instar du « titlet, de la « méta » et du « H1 » doit comporter le mot-clé. 

Quelles sont les caractéristiques du corps de texte ?

Le corps de texte d’un texte écrit par un rédacteur web doit contenir le mot-clé défini à raison d’un mot-clé pour 100 mots. Plus le texte est long, plus il entre dans les critères qualité de Google. Les textes de netlinking comptent donc au minimum 500-600 mots, soit 5 à 6 fois le mot-clé dans le corps du texte. « Title », « méta » et « H1 » ne sont pas concernés par le décompte.

Comme tout texte, un article web peut contenir des parties « H2 » contenant eux-mêmes des sous-parties « H3 ». Et, plus le rédacteur web entre dans le détail, plus il peut enrichir son contenu de sous-parties de sous-parties. Le texte peut donc aussi contenir des « H4 », « H5 ».

Quels sont les points à garder en tête au cours de l’écriture ?

Un texte web se caractérise par une structure très précise. Il est donc essentiel que le rédacteur web le pense de manière à :

  • favoriser l’indexation par des « title » et des « méta » bien ciblés;
  • améliorer le référencement par l’ajout de mots clés pertinents;
  • veiller aux critères qualité Google sur les longueurs;
  • penser à l’incitation au clic et à convaincre sur les SERPs;
  • permettre la conversion grâce à des textes informatifs qui donnent envie d’aller plus loin;
  • fragmenter les contenus pour l’adapter au maximum au seuil de défilement du texte en fonction des supports (web, tablette, mobile).

In fine, l’objectif d’un bon rédacteur web est d’éviter que l’internaute parte ailleurs rapidement. En langage web, on appelle cela « rebondir ». C’est ce qui explique l’étude des taux de rebond qui évalue le temps moyen passé sur une page par les internautes. Entre le jeu du chat et de la souris avec Google et l’épée du rebondir sur la tête, écrire pour le web est donc un exercice de style qui ne connaît pas la routine !

Sandrine LEFEBVRE-REGHAY

Conseil éditorial multicanal, enseignante contractuelle, écrivain et présidente fondatrice du Syndicat des professionnels de l'écrit online (SYNPÉO).

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